
Laurent Tchagba, ministre conseiller à la présidence de la République et député de Marcory
Société
Laurent Tchagba, ministre conseiller à la présidence de la République et député de Marcory
Le 21/10/26 à 08:38
modifié 21/10/26 à 08:51
À l’occasion d’Octobre Rose, Laurent Tchagba invite les femmes de Marcory à se faire dépister gratuitement contre les cancers du sein et du col de l’utérus. Lancée le mardi 20 octobre 2026 au foyer des jeunes d’Alliodan, cette caravane de proximité entend lever les obstacles financiers et encourager la prévention.
« Ne laissons ni la peur ni le manque de moyens nous éloigner du dépistage. » C’est, en substance, le message porté par Laurent Tchagba, ministre conseiller à la présidence de la République et député de Marcory, à l’ouverture de la caravane gratuite de dépistage des cancers féminins, le mardi 20 octobre 2026, au foyer des jeunes d’Alliodan.
À cette occasion, il a appelé les femmes de la commune à se mobiliser massivement pour bénéficier des examens proposés gratuitement. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’Octobre Rose, mois consacré à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein. Elle prend également en compte le cancer du col de l’utérus.
Pour faciliter l’accès aux services de santé, les organisateurs ont retenu deux sites. Les équipes médicales accueillent les femmes au foyer des jeunes d’Alliodan les mardi 20 et mercredi 21 octobre. Elles seront ensuite installées au grand marché de Marcory les jeudi 22 et vendredi 23 octobre.
Au-delà des examens, la caravane prévoit des séances d’information sur les facteurs de risque et l’importance du suivi médical. Pour Laurent Tchagba, il est essentiel de faire de la prévention un réflexe, car un diagnostic précoce améliore les possibilités de prise en charge.
Le député a également exhorté les femmes à ne pas céder à la peur de la maladie. Selon lui, les difficultés financières et l’appréhension du diagnostic conduisent encore certaines personnes à retarder leur recours aux services de santé. D’où l’intérêt de rapprocher les équipes médicales des populations et de proposer des examens gratuits.
« La santé des femmes est un enjeu qui concerne toute la communauté », a-t-il souligné en substance, rappelant que leur bien-être participe à l’équilibre des familles et au développement de la nation.
Lever les obstacles financiers
La coordonnatrice du programme Santé pour tous, Kouadio Rita, a abondé dans le même sens. Elle a relevé que de nombreuses femmes, faute de moyens financiers ou d’accès aux soins, restent exposées aux conséquences de ces maladies. Pourtant, une détection précoce peut améliorer considérablement les possibilités de traitement.
Elle a salué cette initiative qui permet aux bénéficiaires d’accéder gratuitement aux examens, de recevoir des informations fiables sur les facteurs de risque et de mieux comprendre la nécessité d’un suivi médical régulier.
Au nom des bénéficiaires, Niamien Awa Nathalie a exprimé la reconnaissance des femmes de Marcory pour les actions sociales menées en faveur des populations. Elle a assuré que les femmes continueraient d’accompagner les initiatives contribuant au bien-être des communautés.
Une action de proximité jusqu’en février 2027
Cette caravane s’inscrit dans le programme « Santé pour tous à Marcory », dont la deuxième phase a été relancée le 1er août 2026, après une première édition jugée concluante par ses promoteurs. Elle est conduite par la Fondation « TBL Espoir & Espérance », avec l’appui du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle. Le programme doit se poursuivre jusqu’au 28 février 2027.
Au-delà du dépistage, le dispositif prévoit des visites à domicile dans les 12 quartiers et les trois villages de Marcory. Il associe consultations médicales, premiers soins, orientation des patients et assistance sociale aux personnes vulnérables.
Selon les données communiquées par les organisateurs, plus de 4 000 personnes ont déjà été visitées au cours de cette deuxième phase.
À travers cette démarche, les initiateurs entendent rapprocher les services de santé des populations et inciter davantage de femmes à prendre leur santé en main. Le message est clair : le dépistage ne doit pas attendre l’apparition des symptômes ni être empêché par le manque de moyens.
Le 21/10/26 à 08:38
modifié 21/10/26 à 08:51
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