
Autorités administratives, chefs de communautés et acteurs techniques sont tous mobilisés pour tirer les leçons du bilan présenté (DR)
San Pedro
Autorités administratives, chefs de communautés et acteurs techniques sont tous mobilisés pour tirer les leçons du bilan présenté (DR)
Le 15/10/26 à 18:07
modifié 15/10/26 à 19:17
La phase 2 du Programme d’investissement forestier (Pif2) affiche des résultats encourageants dans la restauration du couvert forestier des agroforêts des Rapides Grah et de la Haute-Dodo, dans la région de San Pedro. Toutefois, la mise en œuvre encore limitée des activités génératrices de revenus souligne la nécessité d’accélérer la mobilisation des financements au bénéfice des populations riveraines. C’est le principal enseignement du bilan présenté le mercredi 14 octobre 2026 à San Pedro, lors de la première réunion annuelle des comités de gestion participative de ces agroforêts.
Selon les données communiquées par l’unité de coordination de la Société de développement des forêts (Sodefor), le volet consacré au reboisement agroforestier affiche un taux de réalisation de 94 % des objectifs fixés dans le cadre de la phase 2 du Programme d’investissement forestier (Pif2).
Pour le coordonnateur technique du projet à la
Pour le coordonnateur technique du projet à la Sodefor, Jean-Baptiste Constant Yapo, ce bilan s’avère assez reluisant, compte tenu de l’échéance du programme, prévue en février 2029. Le volet consacré au reboisement porte sur une superficie globale de 50 000 hectares.
Dans le détail, l’agroforêt de la Haute-Dodo a enregistré 10 230,19 hectares reboisés en 2026, contre 10 291,83 hectares en 2025. Aux Rapides Grah, les superficies reboisées s’établissent à 6 703,05 hectares en 2026, après avoir atteint 8 465,90 hectares l’année précédente.
Ces résultats traduisent la poursuite des efforts de restauration forestière, même si les superficies reboisées varient d’une année à l’autre.
Le recensement des producteurs confronté aux réalités du terrain
Au-delà du reboisement, le programme progresse également dans
Au-delà du reboisement, le programme progresse également dans l’identification des exploitants agricoles installés dans ces espaces forestiers. Le taux de recensement des chefs d’exploitation atteint ainsi 80 %.
Les 20 % restants s’expliquent notamment par le mauvais état des pistes, qui occasionne des pannes sur les véhicules des agents chargés des opérations, par les intempéries, qui perturbent les déplacements, et par l’absence de certains exploitants sur leurs parcelles lors du passage des équipes.
La résolution de ces difficultés est essentielle pour améliorer la connaissance des populations concernées et favoriser leur participation aux différentes composantes du programme.
De la nécessité d’accélérer les activités génératrices de
De la nécessité d’accélérer les activités génératrices de revenus
Si les résultats du reboisement sont jugés encourageants, la mise en œuvre des activités génératrices de revenus (Agr), assurée par l’Ong Care International, demeure plus préoccupante. Le bilan présenté fait état d’un taux de réalisation inférieur à 60 % de l’objectif fixé.
Les parties prenantes ont passer les différents point du programme en revue (DR)
Cette situation a suscité des inquiétudes parmi les membres des comités de gestion participative. Compte tenu de ces performances insuffisantes, ils ont recommandé un assouplissement des critères d’éligibilité des projets définis par les partenaires. L’objectif est d’accroître le nombre de bénéficiaires et de permettre à davantage de communautés de tirer profit des retombées du programme.
Reconnaissant les insuffisances relevées, Jean-Baptiste Constant Yapo a annoncé la tenue prochaine d’une réunion de concertation avec les partenaires concernés. Cette rencontre devra permettre d’analyser les difficultés rencontrées et de dégager des solutions afin d’accélérer l’utilisation des fonds destinés aux Agr avant la clôture du projet.
L’enjeu consiste désormais à faire en sorte que les efforts de restauration forestière s’accompagnent de perspectives économiques concrètes pour les populations riveraines, dont l’adhésion reste indispensable à la pérennité des actions engagées.
Les communautés au centre de la gestion forestière
Lancé à San Pedro en septembre 2023, le Pif2 couvre la période allant de février 2022 à février 2029. Il vise à préserver et à enrichir le couvert forestier existant, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines.
Dans ce dispositif, les comités de gestion participative des forêts classées (Cgp-Fc), institués lors de la première phase du Programme d’investissement forestier, jouent un rôle central dans l’accompagnement des activités du Pif2.
Tenus de se réunir au moins deux fois par an, ces comités ont notamment pour missions de faciliter le recensement des producteurs installés dans les agroforêts, de soutenir le développement de l’agroforesterie et de promouvoir les activités génératrices de revenus.
SOURCE: SERCOM
Le 15/10/26 à 18:07
modifié 15/10/26 à 19:17
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Source: www.fratmat.info










