
Le sous-préfet Koutouan Magloire a salué les actions de la Femudes.
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Le sous-préfet Koutouan Magloire a salué les actions de la Femudes.
L’espace commercial de la sous-préfecture de Djangokro, dans le canton Agba Sakiaré, a abrité, le 3 octobre 2026, une conférence-débat placée sous le thème : « L’impact de l’orpaillage illégal dans la sous-préfecture de Djangokro ». Cette rencontre était une initiative de la Fédération des mutuelles de développement (Femudes) du canton Agba Sakiaré.
Cette conférence-débat, qui visait à mettre un terme à ce fléau qui mine le canton Sakiaré, a été présidée par le sous-préfet de Djangokro, Koutouan Magloire Yves Thiery Niamkey.
Les exposés des panélistes, notamment Guy Sylver Koualé,
Les exposés des panélistes, notamment Guy Sylver Koualé, directeur régional des Mines ; Kouadio Amani, directeur régional de l’Environnement ; Anon Adjé Clotaire, directeur régional de l’Agriculture ; Niengninri Coulibaly Eugène, directeur régional de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, ainsi qu’Aïglo née Digbeï Lucie, représentante du directeur régional de la Promotion de la jeunesse, ont permis aux leaders coutumiers, aux présidents de jeunesse et aux présidentes d’associations de femmes de comprendre les dangers liés à ce fléau.
Concernant les conséquences sur la santé des populations, le directeur régional de l’Environnement, Kouadio Amani, a été catégorique : « Les métaux qui accompagnent l’or, notamment l’arsenic et le plomb, se retrouvent progressivement dans notre organisme lorsque nous buvons de l’eau contaminée. Les produits utilisés, comme le mercure et le cyanure, se retrouvent également à des concentrations élevées dans les poissons que nous consommons. La pollution du fleuve N’Zi peut exposer les populations à des maladies telles que l’insuffisance rénale, les pertes de mémoire et la destruction des embryons chez les femmes d’ici cinq ans. »
Après les travaux, le sous-préfet a posé avec les panélistes.
À l’issue des échanges, le sous-préfet, Koutouan Magloire Yves Thiery Niamkey, a appelé toutes les parties prenantes à s’engager dans la lutte contre ce fléau. Selon les données présentées lors de la rencontre, l’orpaillage illégal occuperait 87,88 % de la sous-préfecture de Djangokro.
Au chapitre des recommandations, l’autorité préfectorale a salué l’initiative du président de la Femudes, Gérard Kouassi, ainsi que l’engagement de tous les membres de cette organisation dans une lutte qui s’inscrit dans la promotion du développement de la circonscription. Saluant la qualité des interventions et la parfaite maîtrise des sujets abordés, le sous-préfet a félicité les panélistes et les experts.
Tous ont également souligné que l’orpaillage illégal est un fléau qui gangrène la localité et hypothèque gravement son avenir. Cette zone, dont l’économie est en pleine reconversion, voit malheureusement ses terres agricoles se dégrader, son fleuve se polluer, sa jeunesse se déscolariser et son économie se fragiliser.
Au terme des travaux, sept enseignements majeurs ont été retenus. Le premier porte sur l’engagement de l’État, à la suite des sessions du Conseil national de sécurité des 23 juillet et 17 septembre 2026, au cours desquelles sept mesures historiques auraient été adoptées.
La lutte contre l’orpaillage illégal est une responsabilité collective.
Il s’agit notamment du renforcement opérationnel du Gs-Loi, de la création de 21 pelotons de sécurité fluviale, de la dotation exceptionnelle en matériels roulants et en drones, remise le 30 septembre 2026, du durcissement de la loi pénale avec l’incrimination de la complicité financière, de l’instauration d’un moratoire de six mois sur les demandes d’autorisation minière et du lancement d’un programme de réhabilitation écologique des sites évacués par les jeunes.
Le deuxième enseignement concerne les solutions économiques alternatives destinées aux jeunes, notamment à travers la troisième phase du programme C2D-Emploi. Le troisième porte sur la nécessité d’une réponse collective associant l’administration, les forces de défense et de sécurité, la chefferie traditionnelle, les cadres réunis au sein des mutuelles de développement, les jeunes et les femmes.
C’est pourquoi le sous-préfet a exhorté solennellement la jeunesse à tourner le dos à l’orpaillage illégal et invité les populations à dénoncer les auteurs de ces activités afin de favoriser une franche collaboration avec les autorités.
Une correspondance particulière de D.A.










