
Les femmes bénéficiaires mobilisées autour du PASSAD Forêt entendent prendre une part active à la restauration du couvert forestier, malgré les difficultés liées à l’accès aux terres.
Régions
Les femmes bénéficiaires mobilisées autour du PASSAD Forêt entendent prendre une part active à la restauration du couvert forestier, malgré les difficultés liées à l’accès aux terres.
Le 12/10/26 à 17:40
modifié 12/10/26 à 18:02
Le ministère des Eaux et Forêts, avec l’appui du programme PASSAD Forêt, poursuit sa mission de sensibilisation pour renforcer la participation des femmes aux activités de reboisement.
La restauration du couvert forestier passe aussi par un meilleur accès des femmes à la terre. C’est l’un des principaux enseignements de la mission d’information et de sensibilisation conduite par le ministère des Eaux et Forêts dans le district autonome de Yamoussoukro, du 9 au 12 octobre 2026, après une première étape à Séguéla.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat volontaire relatif à l’application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux (APV-FLEGT). Elle bénéficie de l’appui du Programme d’appui aux systèmes sylvicole et agroalimentaire durables (PASSAD Forêt), financé par l’Union européenne.
La délégation a visité quatre parcelles afin d’apprécier l’évolution des activités de restauration forestière et les efforts déployés par les bénéficiaires sur le terrain.
Conduite par Yessoh Marie Gisèle, conseillère technique du ministre des Eaux et Forêts chargée de la Coopération internationale et du Genre, la délégation a rencontré plusieurs autorités administratives et locales. Parmi elles figuraient des représentants du corps préfectoral de Yamoussoukro et d’Attiégouakro, le directeur général de l’Administration du district autonome de Yamoussoukro, représentant le ministre-gouverneur, ainsi que les 6e et 7e adjoints au maire de la commune.
Ces échanges ont permis de présenter les objectifs du projet et de solliciter l’implication des autorités dans sa mise en œuvre. L’enjeu est de faciliter la mobilisation des communautés et de créer les conditions nécessaires à la réussite des activités de restauration forestière.
Le foncier, un enjeu pour le reboisement
Au-delà des rencontres institutionnelles, la mission s’est rendue dans les localités de Lolobo et de Guiglo 1. Ces échanges avec les communautés ont permis de recueillir les préoccupations des acteurs locaux, d’identifier les difficultés rencontrées et d’examiner des pistes de solutions, notamment concernant l’accès des femmes aux parcelles destinées au reboisement.
Sur cette question, le chef traditionnel Nanan M’BRA 2 a déclaré : « En pays baoulé, la terre appartient aux femmes ». Cette affirmation traduit sa volonté de favoriser la mise à disposition de terres au profit des femmes engagées dans le projet.
Elle met également en évidence le rôle des autorités coutumières et des propriétaires terriens dans la recherche de solutions aux difficultés foncières. Le soutien des hommes apparaît ainsi comme un facteur important pour permettre aux femmes de participer pleinement aux efforts de restauration du couvert forestier.
Des femmes déterminées malgré les difficultés
La mission a également été marquée par une forte mobilisation des femmes. Les témoignages recueillis auprès des bénéficiaires témoignent de leur intérêt pour le projet et de leur volonté de mener les activités engagées à leur terme, malgré les obstacles, en particulier ceux liés à l’accès à la terre.
Quatre parcelles ont, par ailleurs, été visitées par la délégation afin d’apprécier l’évolution des activités et de s’informer des efforts déployés par les bénéficiaires sur le terrain.
À travers cette étape de Yamoussoukro, le ministère des Eaux et Forêts réaffirme sa volonté de promouvoir une approche participative et inclusive de la restauration forestière. La réussite de cette démarche repose sur la mobilisation des autorités, l’adhésion des communautés locales et une meilleure prise en compte de la place des femmes dans la gestion durable des ressources naturelles.
L’accès à la terre demeure ainsi un enjeu déterminant pour leur participation aux activités de reboisement. Au-delà de la sensibilisation, la mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux sera essentielle pour transformer leur engagement en actions durables au service du couvert forestier.
Le 12/10/26 à 17:40
modifié 12/10/26 à 18:02
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