
Le préfet de la région du Poro, Karim Diarrassouba, lors de la visite du site d’orpaillage illégal de Katiali, le 12 octobre 2026.
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Le préfet de la région du Poro, Karim Diarrassouba, lors de la visite du site d’orpaillage illégal de Katiali, le 12 octobre 2026.
Le 15/10/26 à 20:34
modifié 17/10/26 à 20:46
À M’Bengué, les autorités ont engagé la destruction des équipements et le remblayage des excavations sur plusieurs sites d’exploitation aurifère illégale. L’opération vise à protéger les terres agricoles, les res
La lutte contre l’orpaillage illégal se durcit dans le département de M’Bengué, au nord de la Côte d’Ivoire. Le préfet de la région du Poro, Karim Diarrassouba, s’est rendu, le lundi 12 octobre 2026, sur un site d’exploitation aurifère à Katiali, situé à environ 75 kilomètres au nord de Korhogo. Objectif : constater les dégâts environnementaux et annoncer des mesures pour mettre fin à cette activité.
Les autorités préfectorales, les services techniques et les Forces de défense et de sécurité unissent leurs efforts pour lutter contre l’orpaillage illégal dans le département de M’Bengué.
Sur place, la délégation a découvert un site abandonné par ses occupants. Des excavations étaient visibles dans le sol, tandis que des abris de fortune, faits de branchages et de sachets plastiques, avaient été laissés derrière eux. Alertées de la présence présumée de deux personnes coincées dans un trou, les autorités n’ont toutefois retrouvé aucune trace de ces individus. Dans un campement voisin, deux femmes et deux enfants étaient présents.
Face à cette situation, le préfet a déploré les conséquences de l’exploitation aurifère sur les terres de la région. « Nous sommes en train de nous rendre compte du mal que les orpailleurs font sur nos terres », a-t-il déclaré, réaffirmant sa détermination à poursuivre les opérations. « On est déterminé, on ira jusqu’au bout », a-t-il assuré.
Des excavations à remblayer
Les premières mesures annoncées prévoyaient le remblayage des trous à l’aide d’engins, ainsi que la mise en place de comités de veille pour prévenir la reprise des activités.
Ces engagements ont été suivis d’actions concrètes. Les mercredi 14 et jeudi 15 octobre, de 8 h 30 à 18 h, les équipes mobilisées ont procédé à la destruction des équipements et à la fermeture des excavations sur les sites de Katiali et de Seguebé 3, présentés comme les deux sites les plus actifs du département.
La même opération était annoncée pour les vendredi 16 et samedi 17 octobre à Seguebé 3, dans la sous-préfecture de Katogo. Les interventions bénéficient de moyens logistiques et financiers mis à la disposition du corps préfectoral et des Forces de défense et de sécurité.
La délégation comprenait notamment le député-maire de M’Bengué, Coulibaly Ali Kader, Soro Katienefoa Kassoum, de la Direction régionale des Mines et de la Géologie, Flan Germaine, responsable régionale de l’Environnement et du Développement durable, ainsi que Max Poha, directeur régional de l’Agriculture. Des agents du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) et des éléments des Forces de défense et de sécurité, conduits par le colonel-major Diarrassouba, ont également pris part à la tournée.
Protéger les terres et les ressources en eau
Au cours de la visite, les services techniques ont sensibilisé les participants aux conséquences de l’orpaillage illégal. Ils ont notamment insisté sur les dangers liés à l’utilisation de produits chimiques, les risques d’accident provoqués par les excavations laissées ouvertes et la dégradation des terres agricoles.
La fermeture des trous vise ainsi à réduire les risques pour les populations et les animaux, tout en contribuant à la préservation des sols et des ressources en eau.
Le département de M’Bengué figure parmi les zones touchées par ce phénomène. Pour la période 2025-2026, plusieurs sites ont été signalés dans les localités de Khôsiolo, Kantara, Tiôtiéri, Katiolo et Solognougo.
Au-delà de la destruction des installations, le défi pour les autorités reste d’empêcher la réouverture des sites et de préserver durablement les terres agricoles. La mise en place des comités de veille annoncés devra contribuer au suivi des zones traitées et à la prévention de nouvelles installations.
Une correspondance particulière de Tommy Korona
Le 15/10/26 à 20:34
modifié 17/10/26 à 20:46
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