
Les douze nouveaux conseillers prennent part, du 19 au 21 octobre 2026 à Grand-Bassam, à une session d’appropriation de leur institution.
Politique
Les douze nouveaux conseillers prennent part, du 19 au 21 octobre 2026 à Grand-Bassam, à une session d’appropriation de leur institution.
Le 19/10/26 à 11:57
modifié 19/10/26 à 12:07
L’objectif est de renforcer leur connaissance du mandat, du fonctionnement et des mécanismes d’intervention de cet organe indépendant.
Mieux connaître son institution pour mieux défendre les droits de l’homme. C’est l’objectif de l’atelier d’appropriation organisé du 19 au 21 octobre 2026 à Grand-Bassam, au profit des douze nouveaux conseillers du Conseil national des droits de l’homme (CNDH). Cette rencontre bénéficie de l’appui technique et financier de l’Association francophone des commissions nationales des droits de l’homme (AFCNDH).
Les travaux interviennent dans le prolongement du renouvellement
Les travaux interviennent dans le prolongement du renouvellement des instances du CNDH, engagé le 8 janvier 2026 et ayant abouti à la mise en place d’un nouveau Bureau exécutif, entériné par le décret n° 2026-185 du 2 avril 2026.
Dr Adjelou Christian Arnaud, président du CNDH, a souligné l’importance de cet atelier pour permettre aux nouveaux conseillers de mieux maîtriser leurs missions.
À l’ouverture des travaux, le président du CNDH, le Dr Adjelou Christian Arnaud, a souligné l’importance de cette formation pour permettre aux nouveaux membres d’exercer pleinement leurs responsabilités.
« Après trois jours d’échanges, cet atelier permettra aux nouveaux conseillers de s’approprier le statut, le mandat, l’organisation, le fonctionnement et les moyens d’action du CNDH en matière de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme », a-t-il indiqué.
Renforcer les compétences des conseillers
Pour atteindre cet objectif, plusieurs thématiques sont inscrites au programme. Les participants abordent notamment les généralités sur les droits de l’homme, les Principes de Paris, ainsi que la nature juridique, la composition et les attributions du CNDH, conformément à la loi n° 2018-900 du 30 novembre 2018.
Les échanges portent également sur l’Examen périodique universel (EPU), un mécanisme des Nations unies destiné à examiner la situation des droits de l’homme dans les États membres. Les conseillers se familiarisent par ailleurs avec les procédures de réception et d’examen des requêtes adressées au CNDH, les services chargés de leur traitement et les outils mobilisés dans le cadre des enquêtes.
L’enjeu est de leur permettre de mieux maîtriser les mécanismes dont dispose l’institution pour accomplir sa mission de protection des droits humains, mais aussi de renforcer son action en matière de promotion et de défense des libertés fondamentales.
L’expérience togolaise en partage
L’atelier offre également un cadre d’échanges entre institutions nationales des droits de l’homme. Présente à cette rencontre, Barbara Dotanta, cheffe de projets à l’AFCNDH, a réaffirmé la disponibilité de son organisation à accompagner ces institutions dans l’accomplissement de leurs missions et leur conformité aux Principes de Paris, qui définissent les garanties d’indépendance et les exigences de fonctionnement de ces organes.
Dans cette perspective, elle a invité Me Lionel Sanvee, président de l’institution nationale des droits de l’homme du Togo, à partager l’expérience de son pays, présenté comme disposant de l’une des plus anciennes institutions nationales des droits de l’homme d’Afrique francophone.
« D’habitude, on va chercher les expertises hors du continent, alors qu’ici, nous avons toutes les compétences. Je suis fier et heureux de partager notre expérience avec l’INDH sœur de la Côte d’Ivoire. C’est un parfait exemple de la collaboration entre nos pays », a souligné Me Lionel Sanvee.
Ce partage d’expériences vise à favoriser les bonnes pratiques et à consolider la coopération entre les institutions de la sous-région.
Une institution en constante évolution
Créée par la décision n° 2005-08/PR du 15 juillet 2005, l’institution nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire a connu plusieurs réformes, notamment en 2012 et en 2018. D’abord constituée en commission nationale, puis dotée du statut d’organe administratif, elle est devenue le Conseil national des droits de l’homme, une autorité administrative indépendante.
Ces évolutions ont porté sur son statut, sa composition et ses attributions. Elles ont également contribué à sa mise en conformité avec les Principes de Paris et à son accréditation au statut A par l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (GANHRI).
Au-delà de la formation, les nouveaux conseillers sont appelés à mieux maîtriser les relations du CNDH avec les institutions de la République, les organisations de la société civile et les réseaux sous-régionaux, régionaux et internationaux des institutions nationales des droits de l’homme.
À travers cette initiative, le CNDH entend ainsi renforcer les capacités de ses nouveaux membres et favoriser une meilleure appropriation de ses missions, au service de la promotion et de la protection des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.
Le 19/10/26 à 11:57
modifié 19/10/26 à 12:07
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