Les 16 et 17 octobre, la quatrième édition du FNCI réunira 26 finalistes issus de 13 régions touristiques et mettra l’accent sur la valorisation du patrimoine culinaire national.
La ville historique de Kong, dans le nord de la Côte d’Ivoire, accueillera les 16 et 17 octobre 2026 la quatrième édition du Festival national de la cuisine ivoirienne (FNCI).
Pendant deux jours, cette localité du Tchologo sera le rendez-vous des saveurs et des savoir-faire culinaires du pays. Au programme : une compétition entre 26 finalistes issus des 13 régions touristiques, des expositions, des ateliers et des animations culturelles.
L’événement est placé sous le haut patronage de
L’événement est placé sous le haut patronage de Téné Birahima Ouattara, vice-Premier ministre, ministre de la Défense et président du Conseil régional du Tchologo, et sous la présidence de Siandou Fofana, ministre du Tourisme et des Loisirs.
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Au-delà de la compétition, le festival entend mettre en valeur la diversité de la cuisine ivoirienne et renforcer sa place dans l’offre touristique nationale. Pour Siandou Fofana, la gastronomie est une expression essentielle de l’hospitalité ivoirienne.
« Dans nos terroirs, l’hospitalité ne se raconte pas, elle se goûte », souligne le ministre. Il rappelle que les repas partagés et les recettes transmises de génération en génération constituent autant de liens entre les communautés et les visiteurs.
Des recettes du terroir aux tables internationales
Attiéké-poisson, kedjenou de volaille, foutou banane à la
Attiéké-poisson, kedjenou de volaille, foutou banane à la sauce graine, placali à la sauce claire, riz gras, kabato, n’foufou ou encore garba : la cuisine ivoirienne se distingue par la diversité de ses spécialités et des produits qui les composent. Chaque préparation renvoie à des habitudes alimentaires, à une histoire et à un territoire.
Le FNCI veut contribuer à la valorisation de ce patrimoine en favorisant la transmission des recettes et la reconnaissance des savoir-faire. Les candidats s’affronteront dans deux catégories : « Chefs modernes » et « Cuisine traditionnelle du terroir ». Leur défi sera de concilier créativité, maîtrise technique et respect des traditions culinaires.
Cette démarche répond également à un objectif de documentation et de codification des recettes nationales. Le festival prévoit de contribuer à l’élaboration de plus de 120 fiches techniques consacrées aux mets ivoiriens. Ces documents doivent permettre de mieux consigner les ingrédients, les étapes de préparation et les techniques propres à chaque recette, tout en facilitant leur transmission et leur utilisation dans la formation professionnelle.
Pour le directeur général de l’Industrie touristique et
Pour le directeur général de l’Industrie touristique et hôtelière, le Dr Klo Fagama, cette documentation est essentielle à la préservation du patrimoine culinaire.
« Une recette qui n’est pas documentée est une mémoire exposée à l’oubli ; une recette codifiée devient un patrimoine transmissible, un outil de formation, un gage de qualité et un passeport vers les tables du monde », affirme-t-il.
La constitution de ce référentiel vise ainsi à préserver les recettes ancestrales et à favoriser leur valorisation dans les restaurants, les établissements de formation et les circuits touristiques. Elle pose aussi la question de l’adaptation des pratiques culinaires aux exigences de qualité et d’hygiène.
La gastronomie, un levier touristique
Pour la Côte d’Ivoire, la valorisation de la
Pour la Côte d’Ivoire, la valorisation de la cuisine nationale représente un moyen de diversifier les expériences proposées aux visiteurs. La découverte des spécialités locales peut compléter les offres liées au patrimoine culturel, aux sites naturels et aux loisirs.
Cette orientation rejoint les ambitions de la stratégie touristique Sublime Côte d’Ivoire, dont la deuxième génération vise à renforcer l’attractivité du pays à l’horizon 2030. La gastronomie peut contribuer à cette dynamique en créant des débouchés pour les producteurs agricoles, les transformateurs, les restaurateurs, les artisans et les autres acteurs de la chaîne touristique.
Le FNCI entend ainsi faire de la cuisine un produit touristique à part entière. La valorisation des produits du terroir et la transmission des savoir-faire peuvent également favoriser l’activité économique locale et offrir de nouvelles perspectives aux professionnels.
26 finalistes pour deux jours de compétition
Pour cette quatrième édition, les 26 finalistes représentant
Pour cette quatrième édition, les 26 finalistes représentant les 13 régions touristiques rivaliseront devant un jury national composé de sept chefs. Près de 5 000 festivaliers sont attendus à Kong.
Les concours gastronomiques seront accompagnés d’expositions, d’un village culinaire, d’un marché de produits du terroir, d’ateliers de transmission des savoir-faire, d’animations culturelles et de soirées gastronomiques.
Durant ces deux journées, Kong sera ainsi le cadre d’une rencontre entre tradition et innovation. Au-delà des distinctions qui seront décernées aux meilleurs candidats, l’enjeu sera de faire connaître la richesse des cuisines régionales, de préserver les recettes et de renforcer leur place dans l’offre touristique ivoirienne.
À travers ce rendez-vous, les organisateurs entendent rappeler que la gastronomie ne se limite pas à l’assiette. Elle porte une mémoire, révèle des identités et peut contribuer au développement des territoires. À l’horizon 2030, la Côte d’Ivoire ambitionne de faire de cette richesse un atout supplémentaire pour son attractivité touristique et son rayonnement culturel.










