
Harold Leckat Igassela ouvre le débat depuis Paris sur l’entrepreneuriat et institutions au Gabon (Dr)
Culture
Harold Leckat Igassela ouvre le débat depuis Paris sur l’entrepreneuriat et institutions au Gabon (Dr)
Le 12/10/26 à 15:27
modifié 12/10/26 à 16:17
Un an après les événements qui ont bouleversé son parcours personnel et professionnel, le journaliste, juriste et entrepreneur gabonais Harold Leckat Igassela a présenté à Paris son ouvrage Entreprendre au Gabon : sous la brimade institutionnelle. À travers ce témoignage, l’auteur entend alimenter une réflexion sur les conditions de l’entrepreneuriat, la justice et la liberté d’informer au Gabon.
Selon le communiqué dont fratmat.info a reçu copie, c’est dans une salle réunissant journalistes, proches et invités que Harold Leckat Igassela a dévoilé, le samedi 3 octobre 2026, son ouvrage Entreprendre au Gabon : sous la brimade institutionnelle, publié aux Éditions Jets d’Encre. Une rencontre marquée par des échanges nourris avec le public, suivis d’une séance de dédicaces et d’un cocktail dînatoire.
Près d’un an après les événements du 15
Près d’un an après les événements du 15 octobre 2025, qui ont profondément affecté son parcours personnel et professionnel, l’auteur a choisi la capitale française pour prendre publiquement la parole et partager son expérience. Dans son livre, il revient sur son itinéraire, depuis son licenciement du cabinet Jules Obiang en décembre 2015 jusqu’à la création du média en ligne Gabon Media Time, en passant par son passage au sein du groupe de presse Oloumambè, éditeur des journaux La Loupe et L’Aube.
Du témoignage personnel à l’interpellation citoyenne
Face à l’assistance, Harold Leckat Igassela a expliqué avoir longtemps privilégié le silence avant de décider de coucher son expérience sur le papier.
« Après cette épreuve, j’ai choisi le silence. Non par oubli, ni par renoncement, mais parce qu’il fallait d’abord comprendre ce qui m’était arrivé, l’écrire, puis le transformer », a-t-il confié.
L’auteur présente son ouvrage comme un récit personnel
L’auteur présente son ouvrage comme un récit personnel mais surtout comme une contribution au débat public. Il y aborde plusieurs difficultés auxquelles sont confrontés les entrepreneurs et les acteurs des médias, notamment les lenteurs administratives, les engagements non respectés, l’insécurité juridique ou encore la pénalisation de certains contentieux économiques.
Refusant toute démarche de règlement de comptes, il assume une volonté de réflexion et de proposition.
« Ce livre n’est ni une plainte ni un règlement de comptes. C’est ma parole, mon témoignage, ma version des faits. Il est une alerte et une contribution au débat public », a-t-il affirmé.
Un parterre d’invités venus s’abreuver du concept de l’écrivain (Dr)
Plaidoyer pour des réformes institutionnelles
Au cours des échanges avec la presse, plusieurs questions ont porté sur la portée politique de l’ouvrage. Harold Leckat Igassela a tenu à clarifier sa démarche, estimant que la critique de certains dysfonctionnements institutionnels ne saurait être assimilée à une remise en cause de l’État.
« Ce livre n’est pas une attaque contre les institutions. Il est une interpellation républicaine. Critiquer certains dysfonctionnements ne signifie pas rejeter l’État », a-t-il déclaré.
Pour l’auteur, l’objectif demeure avant tout la réforme des mécanismes qui encadrent l’activité économique et la liberté d’informer.
« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la revanche. C’est la réforme. Je veux que mon expérience serve à ouvrir un débat utile sur la justice, l’entrepreneuriat et la liberté d’informer », a-t-il soutenu.
La “brimade institutionnelle”, concept central de l’ouvrage
Le titre du livre a également suscité de nombreuses interrogations. Harold Leckat Igassela définit la « brimade institutionnelle » comme une accumulation de pratiques ou de dysfonctionnements administratifs qui, sans être nécessairement spectaculaires, exercent une pression durable sur les citoyens et les entrepreneurs.
Selon lui, cette réalité se manifeste par des procédures interminables, des silences administratifs, des décisions peu motivées ou encore des engagements non tenus.
Pour y remédier, l’auteur plaide en faveur d’un renforcement de la sécurité juridique, du respect des contrats, de la prévisibilité des règles et de l’accès effectif aux recours. Il appelle également les entrepreneurs à davantage de transparence et de responsabilité dans leurs activités.
Un livre pour nourrir la réflexion
Au-delà du récit de son expérience personnelle, Harold Leckat Igassela veut faire de son ouvrage un espace de dialogue sur les rapports entre entrepreneuriat, médias et institutions au Gabon. La rencontre parisienne s’est ainsi voulu la première étape d’une réflexion plus large.
« Votre présence donne à ce livre ce qu’il recherche profondément : non pas seulement des lecteurs, mais un espace de discussion », a-t-il lancé à l’assistance.
A travers cette oeuvre, Harold Leckat Igassela entend transformer une épreuve personnelle en matière à débat collectif. Un débat qu’il souhaite voir se poursuivre autour des réformes nécessaires pour garantir un environnement plus favorable à l’initiative économique, à l’État de droit et à la liberté d’expression au Gabon.
Le 12/10/26 à 15:27
modifié 12/10/26 à 16:17
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Source: www.fratmat.info









