
À travers cette initiative, le Conseil du Café-Cacao et IDH entendent favoriser l’émergence de mécanismes de financement plus accessibles
Économie
À travers cette initiative, le Conseil du Café-Cacao et IDH entendent favoriser l’émergence de mécanismes de financement plus accessibles
Cacao : le financement des coopératives au cœur des échanges
Le 21/10/26 à 08:08
modifié 21/10/26 à 08:38
Le Conseil du Café-Cacao et l’Initiative pour le commerce durable (IDH) veulent améliorer l’accès des sociétés coopératives au crédit. Les deux partenaires ont réuni, le mardi 20 octobre 2026, à l’hôtel Tiama, au Plateau, les acteurs de la filière pour identifier des solutions durables face aux difficultés de financement.
Comment faciliter l’accès des sociétés coopératives de cacao au crédit ? C’est la question au centre de l’atelier organisé, le mardi 20 octobre 2026, à Abidjan, par le Conseil du Café-Cacao et l’Initiative pour le commerce durable (IDH).
Placée sous le thème « Renforcer l’accès au financement des sociétés coopératives de cacao : défis, innovations et perspectives », cette rencontre a réuni des représentants des coopératives, des banques, des exportateurs, des pouvoirs publics et des partenaires techniques.
L’objectif est de définir des mécanismes de financement adaptés aux besoins des coopératives, dont les difficultés financières affectent le fonctionnement et les relations avec les producteurs. L’enjeu est d’autant plus important que la campagne de commercialisation 2025-2026 a été marquée par des difficultés qui ont fragilisé plusieurs acteurs de la filière.
Parmi les principaux obstacles figurent l’insuffisance des garanties exigées par les banques, le manque de données financières fiables et la perception élevée des risques liés aux activités agricoles. Ces contraintes limitent l’accès au crédit et réduisent la capacité des coopératives à collecter et à acheter les fèves, mais aussi à payer les producteurs dans les délais.
Représentant le directeur général du Conseil du Café-Cacao, Fléan Assandé Josiane, directrice adjointe chargée du développement agricole, a souligné les conséquences de cette situation sur l’ensemble de la chaîne de valeur. « Lorsqu’une société coopérative manque de financement, les conséquences se répercutent sur toute la chaîne », a-t-elle déclaré.
Pour elle, le financement constitue un levier essentiel à la pérennité de ces organisations. Elle a ainsi appelé à une mobilisation de tous les acteurs pour lever les obstacles qui freinent leur accès aux ressources financières.
La représentante du Conseil du Café-Cacao a notamment invité les coopératives à améliorer leur gouvernance, à assainir leurs comptes et à renforcer la transparence de leur gestion. Ces efforts doivent permettre aux établissements financiers de mieux apprécier leur situation et de réduire les incertitudes liées à l’octroi des crédits.
Les banques, les exportateurs et les pouvoirs publics sont également appelés à contribuer à la mise en place de solutions tenant compte des réalités économiques de la filière.
De son côté, Stéphanie Kadio, directrice pays d’IDH en Côte d’Ivoire, a rappelé la place centrale des coopératives dans l’organisation de la filière. Elle les a présentées comme « la colonne vertébrale de la filière cacao », tout en relevant le paradoxe de leur situation : malgré leur rôle économique, elles demeurent parmi les acteurs les moins bien financés de la chaîne de valeur.
« Aucun acteur ne peut seul lever le risque qui bloque le financement des coopératives », a-t-elle insisté, plaidant pour une collaboration renforcée entre les banques, les coopératives, les acheteurs, l’État et le Conseil du Café-Cacao.
Vers une feuille de route commune
Au terme des travaux, les participants devront élaborer une feuille de route précisant les actions prioritaires, les responsabilités de chaque partie et les échéances de mise en œuvre. Un comité de suivi est également prévu pour accompagner l’application des recommandations.
IDH s’est engagée à soutenir cette dynamique dans la durée.
À travers cette initiative, le Conseil du Café-Cacao et IDH entendent favoriser l’émergence de mécanismes de financement plus accessibles et mieux adaptés aux besoins des coopératives. L’ambition est de renforcer leur capacité à acheter la production, à honorer leurs engagements envers les producteurs et à contribuer à la stabilité de la filière cacao ivoirienne.
Le 21/10/26 à 08:08
modifié 21/10/26 à 08:38
Économie








