
Les acteurs ont réitéré leur engagement à chacune des deux étapes (DR)
District du Bas-Sassandra
Les acteurs ont réitéré leur engagement à chacune des deux étapes (DR)
Tabou-Méagui / Pif2 : les comités de gestion participative renforcent le suivi des Agr et des activités forestières
Le 21/10/26 à 21:21
modifié 21/10/26 à 21:31
Les premières réunions annuelles de la phase 2 du Projet d’investissement forestier (Pif2), au titre de l’année 2026, se sont poursuivies les 16 et 21 octobre 2026, d’abord à Tabou, puis à Méagui, afin d’évaluer l’état d’avancement des activités et d’améliorer l’implication des communautés riveraines des agroforêts.
À la suite de la commune de Grand-Béréby, l’équipe de coordination de la phase 2 du Projet d’investissement forestier (Pif2), mis en œuvre par la Société de développement des forêts (Sodefor), a tenu les premières réunions annuelles des Comités de gestion participative (Cgp) des agroforêts de la Haute-Dodo et des Rapides Grah à Tabou, avant de boucler la série à Méagui. Ces réunions se sont tenues respectivement les 16 et 21 octobre 2026.
Engagées le 14 octobre dernier à San Pedro,
Engagées le 14 octobre dernier à San Pedro, ces rencontres, organisées deux fois par an depuis le lancement du projet en 2023, constituent un cadre de concertation entre les parties prenantes pour examiner les réalisations, identifier les difficultés et apprécier le niveau d’exécution des activités. À Tabou, les échanges ont concerné les Cgp des sous-préfectures de Djouroutou, Dapo-Iboké et Grabo, tandis qu’à Méagui, ils ont réuni ceux des sous-préfectures de Gnamandji et d’Oupoyo.
Les parties prenantes se sont mobilisées à Tabou…
Selon le colonel Dosso Amara, Coordinateur technique adjoint (Cta) du Pif2, les localités concernées abritent des villages riverains des agroforêts ainsi que des populations présentes dans les forêts classées. Les discussions ont également permis de relever la nécessité d’élargir la représentation territoriale au sein des comités.
À cet effet, l’autorité préfectorale a recommandé l’intégration de la sous-préfecture de Méagui dans les Cgp, au regard de sa responsabilité administrative sur des villages limitrophes des agroforêts. Le colonel Dosso Amara a expliqué que certaines informations relatives au rattachement administratif de villages, notamment Progréagui, avaient nécessité des clarifications auprès des autorités locales. Il a assuré que cette requête serait transmise au coordinateur technique, Yapo Constant, afin d’être portée à l’attention de l’Unité de coordination des projets (Ucp), en vue d’une éventuelle révision de l’arrêté encadrant les comités.
Sur le volet agricole, les responsables du projet ont rappelé aux bénéficiaires la nécessité de respecter les orientations du Pif2, financé par la Banque mondiale et axé notamment sur le développement de l’agroforesterie à base de cacao. Face à la tendance de certains acteurs à privilégier l’hévéaculture, ils ont insisté sur le respect des prescriptions du projet, sous peine d’exclusion des bénéficiaires qui ne s’y conformeraient pas.
La question des activités génératrices de revenus (Agr) a également occupé une place importante dans les échanges. Les acteurs ont été exhortés à assurer une bonne exécution des sous-projets financés et à utiliser les ressources conformément aux objectifs définis, afin d’éviter le retour des fonds non consommés à l’institution financière.
Intervenant sur ce volet, Achille Legou Zoubli, superviseur des Agr pour le compte de Care International dans le cadre du Pif2, a présenté l’état d’avancement des activités dans la zone nord des Rapides Grah, couvrant notamment les sous-préfectures de Méagui et de Gnamandji. Il a détaillé le processus de sélection des bénéficiaires et les différentes étapes de mise en œuvre des initiatives soutenues.
À ce jour, trois Agr sont fonctionnelles dans cette zone, avec notamment des activités de commercialisation de porcs et de poulets à Gnamandji. Les premières sélections de bénéficiaires ont été réalisées en juillet 2024, puis en juin 2025. Au total, 13 sous-projets sont en cours de réalisation dans cette zone, avec la construction d’infrastructures telles que des poulaillers et des porcheries.
Achille Legou Zoubli a précisé que le processus de sélection débute par un appel à manifestation d’intérêt (Ami) ouvert aux communautés des localités ciblées par la Sodefor. Les projets, principalement agricoles, font ensuite l’objet d’une présélection par un comité réunissant des techniciens des ressources animales et halieutiques, des techniciens de l’agriculture ainsi que des représentants d’Ong.
Les critères d’éligibilité prennent en compte la proximité avec l’agroforêt, la connaissance préalable du projet proposé et le fait de ne pas avoir déjà bénéficié d’un projet financé par la Banque mondiale. La sélection définitive est, quant à elle, effectuée par un comité d’approbation. Le suivi des financements demeure essentiel, compte tenu de leur caractère remboursable par l’État de Côte d’Ivoire.
SOURCE: SERCOM
Le 21/10/26 à 21:21
modifié 21/10/26 à 21:31
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