Côte d’IvoireEconomie
Cliquez pour agrandir l’image
Côte d’Ivoire : FMI-Banque mondiale, à Bangkok, le gouvernement séduit ses partenaires et s’ouvre la voie à un financement de 17 milliards de dollars et un partenariat renforcé à l’horizon 2035
719 Vues
0 Commentaire(s)
Il y a 11 heures

En marge desAssembléesannuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de laBanque mondiale, le ministre ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a multiplié les rencontres avec les partenaires financiers internationaux. Au menu des échanges, les perspectives économiques mondiales, la résilience deséconomies africaines, le renforcement de la coopération financière et les nouvelles opportunités definancement pour la Côte d’Ivoire. LaBanque mondiale a salué les performances économiquesivoiriennes et annoncé la préparation d’un nouveau cadre de partenariat à l’horizon 2035.
Ouvertes le lundi 12 octobre 2026 àBangkok, en Thaïlande, lesAssembléesannuelles duFMI et du Groupe de laBanque mondiale constituent un rendez-vous majeur pour les acteurs de la finance internationale. À cette occasion, la délégationivoirienne, conduite par le ministre Adama Coulibaly, entend consolider les acquis économiques du pays et explorer de nouvelles perspectives de coopération avec les institutions financières internationales.
Le mercredi 14 octobre, au terme d’une réunion
Le mercredi 14 octobre, au terme d’une réunion avec les ministres des Finances de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et les représentants duFMI, le ministre ivoirien a présenté les principales tendances de la conjoncture économique mondiale, africaine et sous-régionale.
Les discussions se sont déroulées dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des fluctuations des prix de l’énergie, des perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et les conséquences du changement climatique, notamment celles associées au phénomène El Niño.
Malgré ces incertitudes, les perspectives économiques demeurent relativement favorables. Selon les projections évoquées par le ministre, lacroissance économique africaine devrait s’établir à 4,2 % en 2026, avant de progresser à 4,4 % en 2027.
Dans l’espaceUEMOA, elle est attendue à 6,1 %
Dans l’espaceUEMOA, elle est attendue à 6,1 % en 2026, après 6,5 % en 2025, puis à 6,4 % en 2027. La reconstitution des réserves de change, qui couvrent désormais plus de huit mois d’importations, constitue également un indicateur encourageant pour la stabilité macroéconomique de la sous-région.
« Nous sommes actuellement bien positionnés pour faire face aux incertitudes internationales. Mais on n’est jamais suffisamment préparé », a déclaré Adama Coulibaly.
Pour le chef de la délégationivoirienne, la résilience deséconomies africaines doit s’accompagner d’une politique de prévention des risques extérieurs. Il a ainsi insisté sur la nécessité de préserver des marges de manœuvre budgétaires suffisantes pour permettre aux États d’absorber les chocs internationaux sans compromettre leurs ambitions de développement.
Au-delà des perspectives decroissance, les échanges avec leFMI
Au-delà des perspectives decroissance, les échanges avec leFMI ont également porté sur la problématique de l’endettement, qui concerne aussi bien leséconomies africaines que les pays industrialisés.
La question de l’intelligence artificielle a également été abordée, notamment sous l’angle des possibilités qu’offre cette technologie et de la nécessité de développer des solutions adaptées aux réalités économiques et sociales du continent africain.
Ces discussions témoignent de la volonté des pays de l’UEMOA de concilier stabilité macroéconomique, transformation structurelle et adaptation aux mutations de l’économie mondiale.
Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu consiste notamment à
Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu consiste notamment à consolider les acquis enregistrés, à renforcer la capacité de résistance de sonéconomie et à maintenir un niveau d’investissement compatible avec les objectifs de développement national.
La consolidation des relations avec les partenaires techniques et financiers a constitué un autre temps fort de la missionivoirienne àBangkok.
À cet effet, Adama Coulibaly a échangé avec une délégation de laBanque mondiale, représentée notamment par son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre,Ousmane Diagana.
Cette rencontre a permis de faire le point
Cette rencontre a permis de faire le point sur l’état du partenariat entre l’institution et la Côte d’Ivoire, les performances d’exécution des projets en cours ainsi que les perspectives definancement des programmes prioritaires.
À cette occasion,Ousmane Diagana a salué les résultats économiques de la Côte d’Ivoire et les performances enregistrées dans la mise en œuvre des projets soutenus par laBanque mondiale. Il a notamment relevé un taux de décaissement de 26 % en 2026, témoignant de l’avancement des opérations financées.
Le responsable de laBanque mondiale a également annoncé la préparation d’un nouveau cadre de partenariat à l’horizon 2035. Celui-ci devra être aligné sur les priorités du Plan national de développement (PND), afin de renforcer la cohérence entre lesfinancements mobilisés et les ambitions économiques et sociales du pays.
Dans cette perspective, les 17 milliards de dollars
Dans cette perspective, les 17 milliards de dollars annoncés par laBanque mondiale sont appelés à contribuer aufinancement de programmes structurants, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, du développement du capital humain et des projets régionaux.
La création d’emplois figure parmi les principaux objectifs assignés à ces interventions, avec l’ambition de soutenir unecroissance durable et inclusive.
Cette volonté de renforcer le partenariat financier avec la Côte d’Ivoire traduit l’importance accordée par laBanque mondiale aux investissements susceptibles d’accélérer la transformation économique du pays et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Au-delà desfinancements et de la coopération institutionnelle, la
Au-delà desfinancements et de la coopération institutionnelle, la missionivoirienne a également été marquée par la reconnaissance de l’expertise du pays en matière de gestion des portefeuilles de projets.
La délégationivoirienne a en effet été invitée à partager son expérience, ses résultats et ses bonnes pratiques avec d’autres pays partenaires.
Pour Adama Coulibaly, cette sollicitation constitue un signal positif quant à la crédibilité de la Côte d’Ivoire auprès des institutions financières internationales.
« Notre expérience est sollicitée partout et nous
« Notre expérience est sollicitée partout et nous sommes invités à partager nos résultats et notre réussite avec les autres pays », a-t-il souligné.
Cette reconnaissance met en lumière les efforts consentis par les autoritésivoiriennes pour améliorer la coordination, le suivi et l’exécution des projets de développement.
Elle offre également au pays l’occasion de valoriser son savoir-faire en matière de gestion desfinancements extérieurs, tout en contribuant aux réflexions engagées par les partenaires internationaux sur l’efficacité de l’aide au développement.
En marge des rencontres avec les institutions financières
En marge des rencontres avec les institutions financières internationales, la délégationivoirienne s’est également intéressée à l’expérience thaïlandaise dans plusieurs secteurs stratégiques.
Les échanges ont notamment porté sur l’industrialisation, l’agriculture et l’économie circulaire, des domaines dans lesquels la Thaïlande a développé des expériences susceptibles d’intéresser la Côte d’Ivoire.
Les autoritésivoiriennes ont ainsi évoqué avec leurs homologues thaïlandais les possibilités de coopération, particulièrement dans les secteurs agricole et rizicole.
Ces discussions ouvrent des perspectives de partage d’expériences
Ces discussions ouvrent des perspectives de partage d’expériences et de partenariats susceptibles de contribuer à la diversification de l’économieivoirienne, à l’amélioration de la productivité agricole et au renforcement de la sécurité alimentaire.
Par ailleurs, le ministre Adama Coulibaly a poursuivi ses échanges avec les partenaires internationaux, notamment à travers une rencontre avec le Trésor américain.
La participationivoirienne auxAssembléesannuelles duFMI et du Groupe de laBanque mondiale se poursuit avec une grande réunion plénière prévue avec leFMI, en présence du directeur général adjoint chargé de l’Afrique.
Cette rencontre doit permettre de prolonger les discussions
Cette rencontre doit permettre de prolonger les discussions sur les perspectives économiques, les défis auxquels leséconomies africaines sont confrontées et les priorités de coopération avec l’institution de Bretton Woods.
ÀBangkok, la démarche de la délégationivoirienne repose ainsi sur plusieurs objectifs complémentaires : préserver les équilibres macroéconomiques, mobiliser desfinancements pour les projets structurants, consolider les partenariats internationaux et valoriser l’expertise nationale en matière de développement.
Entre les perspectives decroissance de l’UEMOA, le soutien réaffirmé de laBanque mondiale et la reconnaissance de ses performances dans la gestion des projets, la Côte d’Ivoire entend consolider sa position auprès de ses partenaires financiers.
Un enjeu essentiel pour accompagner la mise en œuvre de ses priorités de développement et maintenir la dynamique de transformation de sonéconomie dans un environnement international marqué par de nombreuses incertitudes.










